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Trois mois entre le gros oeuvre et la remise des clés, en photos datées. Ce que ça veut dire pour un acheteur, et pourquoi ce chantier-là s'est bien passé alors qu'un autre m'a coûté un litige.
Entre un gros oeuvre encore sous échafaudage et la remise des clés, il s'est passé trois mois. C'est rapide, et ce n'est pas la norme : c'est ce qui arrive quand le chantier avance vraiment et que quelqu'un passe devant régulièrement.
Je publie les photos avec leurs dates parce que c'est exactement ce que je n'ai trouvé nulle part quand je préparais mon premier achat : à quoi ressemble concrètement un chantier qui se passe bien.
Structure debout, façade brute, échafaudage encore en place, gravats et brouette au sol. À ce stade, on voit les volumes et rien d'autre. Les ouvertures sont posées, la toiture est faite.
Six semaines plus tard, l'échafaudage a disparu. La façade est peinte, le bardage bois vertical de l'entrée est posé, les menuiseries sont en place. Le terrain, lui, est encore nu : pas d'allée, pas de plantation.
C'est le moment où un acheteur se dit que c'est presque fini. Ce n'est pas presque fini. Entre une façade terminée et une maison habitable, il reste tous les extérieurs, et c'est souvent là que les délais dérapent.
Allée dallée, gazon posé, palmiers plantés, piscine remplie. Le passage de « façade finie » à « maison livrée » a pris quelques semaines, avec une équipe de jardiniers sur place.
Envoyez-nous le programme, le promoteur et le calendrier annoncé. Quelqu'un sur place regarde et vous dit ce qu'il en pense.
J'ai aussi payé 250 000 dollars pour un projet sur plan à Vista Cana dont le chantier s'est arrêté. Ce n'était pas une escroquerie : le constructeur est tombé malade, puis sont venus des problèmes administratifs. Le résultat était le même, de l'argent bloqué sur un terrain qui ne bougeait pas. L'histoire complète est ici.
La différence entre les deux tient en une phrase :
C'est le seul contrôle qui compte vraiment sur un achat en construction, et c'est le moins cher. Si vous achetez depuis la France ou le Canada, il vous faut quelqu'un sur place qui passe une fois par mois et prend une photo.
Le reste de la méthode d'achat, les frais et les vérifications juridiques, est dans le guide de l'investissement et dans l'article sur le titre de propriété.
Sur le chantier que j'ai suivi, il s'est passé trois mois entre un gros oeuvre encore sous échafaudage et la remise des clés. Ce n'est pas une norme : c'est ce qui arrive quand le chantier avance vraiment. À l'inverse, j'ai eu un projet sur plan dont le chantier s'est arrêté plusieurs mois.
Le plan est moins cher et se paie en échéances, mais il vous transfère le risque de non-livraison, qui est réel dans le pays. Pour un premier achat depuis l'étranger, sans relais local qui passe devant le chantier, l'existant reste le choix prudent.
Il faut quelqu'un sur place qui passe physiquement, une fois par mois, et prend une photo datée. C'est le contrôle le moins cher et le plus efficace. Sur le projet qui a mal tourné, personne ne passait, et le problème a été découvert par hasard.
Les extérieurs. Une façade terminée donne l'impression que c'est fini, alors qu'il reste l'allée, le terrassement, les plantations et la piscine. C'est souvent là que les délais dérapent.
Les frais réels ligne par ligne, les vérifications à ne pas sauter, et les rendements constatés par quartier.