Maquette architecturale blanche d'un programme immobilier posée sur une table dans un bureau de vente ouvert sur des palmiers
Photo d'illustration. Presque tout se joue à ce stade : sur la maquette et sur le plan, avant qu'il n'existe quoi que ce soit.

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Arnaques immobilières en République dominicaine : les trois plus courantes

Faux titres de propriété, même bien vendu plusieurs fois, promoteur qui disparaît. Voilà les trois qui reviennent tout le temps ici, avec des exemples concrets, et ce que j'ai appris en en subissant une.

Enzo Honoré
Enzo Honoré Installé en République dominicaine depuis 2019
Au sommaire
  1. Pourquoi ce pays est un terrain favorable
  2. 1. Les faux titres de propriété
  3. 2. Le même bien vendu plusieurs fois
  4. 3. Le promoteur qui s'arrête ou disparaît
  5. Le profil de ceux qui se font avoir
  6. Les cinq gestes qui écartent l'essentiel du risque
  7. Les questions qu'on me pose

La réponse courte, pour ceux qui sont pressés : les trois arnaques les plus répandues sont le faux titre de propriété, la vente multiple du même bien, et le promoteur qui s'arrête en cours de construction. Les trois se neutralisent presque entièrement avec un avocat indépendant et quelqu'un qui passe physiquement devant le chantier.

Pourquoi ce pays est un terrain favorable

Ce n'est pas une question de malhonnêteté nationale, c'est une question de structure. Le cadastre est approximatif dans certaines zones, une grande partie des acheteurs sont étrangers et achètent à distance, et le marché monte assez vite pour que la précipitation devienne la norme.

Ajoutez à ça que les gros marchés étrangers du pays sont américain, canadien, espagnol et italien, avec beaucoup de gens qui signent sans jamais venir, et vous avez le terrain parfait.

Quand je vivais à Cocotal, dans le golf du côté de Bavaro, un agent immobilier m'a raconté qu'un appartement était livré depuis trois ans et que le propriétaire n'était toujours pas venu chercher les clés. Il existe des gens qui investissent ici sans jamais mettre les pieds sur place. Ce sont eux, les cibles.

1. Les faux titres de propriété

C'est la plus répandue, et la plus coûteuse. Des gens vendent des biens dont ils ne détiennent pas le titre. L'acheteur paie, signe, et découvre plus tard qu'il n'est propriétaire de rien.

Un exemple qui dit tout. Du côté de la Playa El Limón, à environ 45 minutes de Punta Cana, une plage encore vierge où l'on accède presque en voiture, on voit des panneaux de bois plantés au bord de la route avec écrit dessus : « vend propriété avec titre officiel ».

Prenez une seconde pour comprendre ce panneau. Si le fait de posséder le titre est devenu un argument de vente, c'est que beaucoup vendent sans. Dans un marché sain, personne n'aurait l'idée de préciser ça.

Comment on l'écarte. On vérifie que le vendeur détient bien le titre, auprès des organismes officiels. En pratique, c'est l'avocat ou l'agent immobilier qui s'en charge. C'est la toute première chose à contrôler ici, avant le prix, avant le plan, avant la vue.

Un doute sur un bien ou un programme ?

Envoyez-nous le nom du projet, le quartier et le prix annoncé. Un de nos experts sur place regarde et vous dit ce qu'il en pense, sans langue de bois.

2. Le même bien vendu plusieurs fois

Celle-là, je l'ai vue documentée à la télévision dominicaine, dans une enquête sur les pratiques du secteur immobilier. Des acheteurs se plaignaient d'avoir acheté la même unité. Un agent avait vendu quatre fois le même appartement, avant de disparaître.

Le mécanisme est simple : on encaisse quatre acomptes sur un bien unique, et on part. Le recours est presque impossible, surtout quand les victimes sont à huit mille kilomètres et découvrent le problème des mois plus tard.

Comment on l'écarte. Même réponse, et c'est ce qui rend le conseil facile à retenir : un avocat indépendant qui vérifie le titre et l'absence d'inscription au nom d'un autre acheteur. Plus un versement qui passe par un circuit traçable, jamais en direct sans contrat repris.

3. Le promoteur qui s'arrête ou disparaît

C'est celle que j'ai vécue, et je la raconte en détail dans l'article sur mon pire investissement.

Le résumé : un projet sur plan à Vista Cana, 250 000 dollars, environ 100 000 dollars déjà versés, et un chantier qui ne bouge plus. Ce n'est pas le promoteur qui m'a prévenu, ni l'agent : c'est ma femme, en passant en voiture devant le terrain.

105 000 $ récupérés grâce à un avocat, pour 2 500 à 3 000 $ d'honoraires avancés Mon objectif, c'était que l'avocat se paye tout seul. C'est exactement ce qui s'est passé.

Dans mon cas, ce n'était pas une escroquerie : le constructeur était malade, puis sont venus des problèmes administratifs. Et c'est précisément ce qui rend ce risque sournois. On imagine toujours un escroc en face. Dans la vraie vie, votre argent se bloque pour des raisons parfaitement humaines, et le résultat est le même : un capital immobilisé sur un terrain qui ne bouge pas.

Comment on l'écarte. Un contrat repris par un avocat avant signature, des échéances liées à des étapes de construction vérifiables, et quelqu'un qui passe physiquement devant le chantier tous les mois.

Le profil de ceux qui se font avoir

Il est toujours le même, et il n'a rien à voir avec la naïveté :

Les cinq gestes qui écartent l'essentiel du risque

  1. Un avocat indépendant sur chaque contrat. Indépendant veut dire : pas celui du promoteur, pas celui que l'agence vous présente. Tout contrat doit être repris, pas lu en diagonale.
  2. Le titre de propriété vérifié avant tout versement. Auprès des organismes officiels, et pas sur la foi d'un document qu'on vous montre.
  3. Quelqu'un qui passe devant le chantier. Vous, ou une personne de confiance, régulièrement. C'est le contrôle le moins cher et le plus efficace.
  4. Des échéances liées à des étapes vérifiables, pas à un calendrier théorique.
  5. Ne jamais acheter sur plan à distance sans relais local. Le prix plus bas du plan correspond exactement au risque qu'on vous transfère.
« Vérifiez toujours les titres de propriété, et travaillez avec un avocat ou un excellent agent immobilier. » C'est le conseil par lequel je termine mon podcast sur l'investissement, et je n'en ai pas trouvé de meilleur depuis.

Le reste de la méthode, les frais réels et le rendement une fois tout déduit sont dans le guide complet de l'investissement en République dominicaine.

Les questions qu'on me pose

Quelles sont les arnaques les plus courantes ?

Trois reviennent constamment : les faux titres de propriété, la vente multiple du même bien avant disparition de l'agent, et le promoteur qui s'arrête en cours de construction avec l'argent déjà versé.

Comment vérifier un titre de propriété ?

Auprès des organismes officiels, par un avocat indépendant du vendeur ou par un agent immobilier de confiance, avant toute signature et avant tout versement. C'est le premier point à contrôler dans le pays, avant même le prix.

Qui se fait arnaquer le plus souvent ?

Les acheteurs à distance. Les gros marchés étrangers ici sont américain, canadien, espagnol et italien, et beaucoup signent sans jamais venir. Sans personne pour passer devant le chantier et sans avocat local, le recours devient presque impossible.

Faut-il vraiment un avocat ?

Oui, systématiquement et indépendant du vendeur. Dans mon cas, 2 500 à 3 000 dollars d'honoraires ont permis de récupérer 105 000 dollars sur un projet à l'arrêt.

Est-ce que ça veut dire qu'il ne faut pas investir ici ?

Non. Ça veut dire qu'il faut investir avec méthode. Le marché est réel et les rendements existent. Les trois arnaques décrites ici se neutralisent avec un avocat et une présence sur place, ce qui représente quelques milliers de dollars sur un investissement qui se compte en centaines de milliers.

D'où viennent ces informations

Le guide que j'aurais voulu lire avant de signer

Les cinq vérifications sur un titre de propriété, les frais réels ligne par ligne, et les rendements constatés par quartier.

Gratuit. Désinscription en un clic.

Pour aller plus loin

Retour d'expérience

Mon pire investissement

250 000 $ sur un chantier qui n'a jamais bougé, et 105 000 $ récupérés.

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